Mobilisons nous pour faire entendre notre voix!!!!



Rendez -vous demain, jeudi 1er Mai 2008 à la place du marché à Mamoudzou apres le traditionnel défilé du 1 er mai ;

les élus de mayotte rassemblent tout le monde pour les rendus des conclusions suite aux divers déplacements métropolitains .


Pour ceux vivant en métropole , vous pouvez suivre l'évenement sur LCI en direct ou sur RFO sat.

Toutes les personnes vivant à Mayotte sont attendus.

Vous êtes attendus nombreux et nombreuses pour vous faire entendre aux yeux du monde
.

# Posté le mercredi 30 avril 2008 15:52

Message Important !!!!

2 rencontres avec les Mahorais en une journée pour la Délégation de Mayotte actuellement à Paris
1ère rencontre avec les lycéens et les étudiants,
Le lundi 28 avril prochain, à la Dasu Paris, à partir de 14h00, aura lieu une réunion entre la délégation du conseil général (composée du président du conseil général , de son vice-Président et des 2 autres conseillers généraux de Sada et de Dembéni) et les lycéens ainsi que les étudiants mahorais en Métropole.
Par conséquent l'Union des Lycéens et Etudiants Mahorais (ULEM) appelle massivement les lycéens et les étudiants à se présenter à cette réunion.

L'ordre du jour :
1) Bourse/Aide de la CDM
2) Certificat d'assiduité
3) La Dasu
4) Echec scolaire
5) Divers



2ème rencontre avec la communauté Mahoraise d'île de France:
Ce même jour, c'est à dire le lundi 28/04/2008 à 18h 30mn, la Délégation de Mayotte composée de MM. Le Président du Conseil Général et de son vice Président (DOUCHINA et MOHAMED Abdou) accompagnés des Conseillers généraux de Sada et de Dembeni (IBRAHIM Aboubacar et Sarah MOHOUSOUNE), de M. BEN Ali, de nos parlementaires, député et sénateurs de Mayotte (Abdoulatufou ALY, GIRAUD et SOIBAHADINE) souhaitent rencontrer la communauté mahoraise d'île de France à la DASU pour nous informer des démarches éffectuées cette semaine à Paris.

Message à faire passer également auprès de nos compatriotes d'île de France.
Merci


Pour se rendre à la DASU Paris : RER A- station Auber, Métro lignes 7 et 14 - station Pyramide ou bien ligne 7 et 8 station Opéra.
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# Posté le dimanche 27 avril 2008 15:07

A lire du début à la fin, c'est la stricte vérité!!! n'en déplaise à certains...

EN réaction à l'article paru dans le journal “Témoignages” (La Réunion) en date du 17 avril 2007, je tiens à adresser un droit de réponse aux signataires dont l'E-mail figure au bas de l'article. Cet article titré “Pour un règlement de la question de l'île comorienne de Mayotte” amène trois interrogations, dont je vous laisse le soin de répondre en toute objectivité comme j'essaie de le faire dans ces lignes. Premièrement, il me semble pour le moins choquant d'adresser ce courrier au futur Président de la République française émanant de « nous, les Français originaires des Comores ». En choisissant d'être Français, le moindre des respects pour votre pays est de ne pas mettre en doute son intégrité territoriale. En outre, votre identité affichée de « Français originaires des Comores » annihile totalement vos propos : qu'ils émanent de Comoriens vivant aux Comores serait presque compréhensible. Sauf que, vous oubliez de le citer dans votre “article”, les Comores n'ont d'Indépendance que le statut politique, l'économie formelle et surtout informelle dépend encore de la France, premier partenaire commercial et premier pourvoyeur de transferts de fonds venant de la communauté que vous représentez (quelques 40 millions d'euros chaque année).

Deuxièmement, quelle déconsidération de vos cousins mahorais qui ont voté presque à 100% lors des trois référendums organisés pour leur choix de rester ou non Français ! Le dernier en date, en 2000, a vu plus de 70% des votes en faveur du “oui”, les 30% de “non” restants sont attribués en majorité aux partisans de l'ex-parti MDM (Mouvement Départementaliste Mahorais) qui prônait pour un département français tout de suite, raison du “non” au référendum qui signifie “oui” pour la France ! Vous oubliez de préciser aussi dans cet “article” que Mayotte est habité aujourd'hui d'environ 50.000 Comoriens, soit le tiers de la population de Mayotte. Ils fuient pour rejoindre la France comme vous qui avez le privilège d'y vivre, même si vos propos sont ambigus à son égard. Ceux-ci ont fui la Grande Comore, Mohéli ou Anjouan, en proie à la misère et à la corruption de ses politiques (« Il n'y a qu'un domaine dans lequel vous êtes champions du monde, c'est le nombre de ministres par habitant », déclarait un émissaire du FMI en visite dans l'île en 2003) ; en cela, votre archipel n'a pas trop changé de celui hérité des Sultans batailleurs qui se disputaient ses esclaves et ses richesses avant l'arrivée des “colons blancs”.

Cela m'amène au troisième point que je voulais soulever : Il n'y a jamais eu d'unité comorienne, n'en déplaise aux esprits politiquement corrects que vous représentez. Là-dessus, toutes les sources historiques sont formelles : au début du XIXème siècle, les Comores étaient en proie aux razzias malgaches et aux génocides inter-îles. La seule unité de cet archipel n'a duré que le temps de la colonisation, soit de 1841 à 1975, alors (enfin apaisé) et réuni sous la bannière du protectorat français puis de “Madagascar et dépendances”. C'est pour éviter ce retour aux affres du passé que des femmes mahoraises notamment ont tout fait en 1974 pour éviter un retour dans le giron comorien. Tout écrit partisan qui espère faire croire le contraire ne peut être taxé que de révisionniste. A l'instar de ce qui se passe aujourd'hui en Afrique où l'on voudrait faire porter au “méchant Blanc” le chapeau de tous les malheurs d'aujourd'hui, certains Comoriens, maîtres dans l'art du double langage (vivant en France, mais dénonçant sa présence aux Comores), n'hésitent pas à écrire aujourd'hui que « la question de l'île comorienne de Mayotte est source de toutes les souffrances que vit le peuple comorien depuis son indépendance », pour reprendre vos propos ! Cette situation se traduit par un mot : révisionnisme historique ! Car il s'agit bien de cela qui peut se lire en filigrane de vos propos : en reprenant à votre compte (mais dans quel but ?) l'esprit du politiquement correct qui fait tant de mal en France et dans ses anciennes colonies, vous devenez les prophètes d'un mal qui peut se traduire directement par néocolonialisme. Car, en fait, et à l'instar de cet esprit panafricaniste nauséabond qui demande éternellement réparation aux anciennes colonies, la seule issue à vos cris de désespoir se traduit par autant d'espèces sonnantes et trébuchantes pour aider encore les Comores. C'est cela le néocolonialisme, n'en déplaise à vos esprits chagrins qui prétendent dénoncer les abus de la France outremer depuis leur appartement réunionnais, marseillais ou parisien.

Enfin, je reste toujours choqué du fait que ce genre de propos émane d'organes de presse ancrés nettement à gauche comme le journal “Témoignages”. La philosophie communiste n'est-elle pas basée sur la liberté et donc « le libre choix des peuples à disposer d'eux-mêmes » ? (comme pour les Mahorais). Aussi, j'envoie une copie de ce courrier à cette Rédaction qui gagnerait en objectivité à le publier (mais permettez-moi d'en juger !).

Pour le mot de la fin, si cela peut vous rassurer, sachez que j'aime les Comores, Mayotte et leurs populations si attachantes. Je crois qu'il faut arrêter de perdre du temps en querelles stériles. Vous oubliez dans votre “article” de signaler que l'île d'Anjouan a voulu faire sécession de l'Union des Comores en 1997 pour tendre la main à la France. En bref : ne peut-on pas imaginer une voie de développement gérée par un système de coopération entre les quatre îles : les trois comoriennes ayant déjà un statut d'autonomie, la quatrième, Mayotte française, en tant que tête de pont vers la France et surtout l'Europe ? Prenez l'exemple des Mauriciens : leur décolonisation en douceur s'est traduite rapidement par une coopération intelligente avec l'Angleterre et le Commonwealth : pas de ranc½ur, ni de révisionnisme aujourd'hui, mais des résultats qui sont cités en exemple sur la scène internationale.

Mon seul souhait dans ce courrier étant d'engager un débat constructif et non plus, s'il vous plaît, de querelles stériles sous fond de panafricanisme désormais anachronique. Dans l'attente de vos réponses, je vous souhaite de voter pour le candidat qui saura le mieux défendre le développement économique plutôt que l'assistanat.

Kwaheri !

Ecrit par : Jacques Rombi, Journaliste dans l'Océan Indien, Résidant dans l'île française de Mayotte de 2000 à 2004. “M'zungu”, auteur de deux livres sur les Comores : “Mamoudzou, Mutsamudu, deux villes, un devenir” (Ed du Baobab, 2002) “La Réunion, Mayotte, Comores, Marseille, le Grand archipel” (Ed Studiopresse 2005)

# Posté le dimanche 27 avril 2008 13:12

27 AVRIL 2008 : 160ème Commémoration de l'abolition de l'esclavage... à Mayotte!!!!

27 AVRIL 2008 : 160ème Commémoration de l'abolition de l'esclavage... à Mayotte!!!!
L'esclavage a été très certainement pratiqué depuis le peuplement de l'île.

Entre le XVI et le XIXème siècle, Mayotte fut le théâtre de commerce d'esclaves, alors que déjà les arabo-shiraziens étaient arrivés au XIIème siècle avec leurs esclaves, les européens allèrent chercher leur main d'½uvre sur la côte est du continent africain, notamment chez les africains d'origine bantoue ainsi qu'à Madagascar.

Mayotte comme les autres îles de l'archipel, fut la victime de razzias de la part de pirates malgaches durant lesquels les habitants étaient fait prisonniers et réduits à l'esclavage jusqu'au XVIIIème siècle, ce qui poussa le 25 avril 1841, le sultan Andrian Tsouli à solliciter la protection d'une grande puissance amie, pour son île et ses habitants, qui cède Mayotte à la France.
A son arrivée à Mayotte, la France se retrouva face à une société de type féodal, fondée sur les castes et l'état de servitude en fonction d'une hiérarchie où l'on distinguait trois classes : les notables, les hommes libres et les esclaves.

Dans son rapport au roi daté de septembre 1846, le ministre de la marine et des colonies, Mackau, envisage :

« La nécessité de mettre notre nouvelle possession, dès son origine, tout à fait en dehors du régime social qui faut aujourd'hui à nos anciens établissements coloniaux une situation critique et si difficile à gérer »

« L'abolition complète et immédiate de l'esclavage à Mayotte me parait donc une mesure indispensable et urgente
».


Mayotte qui restera malgré tout une petite colonie sucrière jusqu'en 1886, abolira l'esclavage dès le 9 décembre 1846 par ordonnance royale de Louis Philippe (ce qui fait d'elle la première colonie française où l'esclavage est aboli), laquelle était une suite du traité de cession de l'île du 25 avril 1841, dans ce traité, il était prévu que « l'extinction de l'esclavage à Mayotte est une des premières conséquences de l'occupation de cette île » bien avant le décret libérateur du 27 avril 1848.

L'introduction d'esclave est, dès l'occupation de Mayotte par la France, interdite en vertu des lois prohibitives de la traite des noirs. Toutefois, de nombreux esclaves se trouvent déjà sur l'île dont les propriétaires proviennent de précédentes vagues de peuplement.
Le rachat de ces esclaves, de leurs liberté, est l'objet principal de l'ordonnance du roi Louis Philippe. Ce document constitue pour Mayotte le texte officiel qui proclame la liberté des esclaves et, partant, l'abolition de l'esclavage...
L'ordonnance est promulgué le 1er juillet 1847 par le commandant supérieur Passot, qui écrira tout de même, en date du 6 juillet 1847 : « Il y a malheureusement dans l'ordonnance du 9 décembre 1846 une clause attaché à la libération du noir, et que celui-ci ne comprend pas très bien ; c'est celle de l'engagement de cinq années au profit de l'Etat. Cet engagement, aux yeux de la majorité des captifs, c'est la continuation de l'esclavage »
Voilà pourquoi nous ne célébrons qu'à la date officielle du 27 avril en mémoire du décret libérateur de 27 avril 1848.

Dans la mémoire populaire mahoraise l'imaginaire lié à l'esclavage est riche en détail.

Le premier recensement fait état de 1500 esclaves à Mayotte entre 1843 et 1846.

Des sultans aux colonisateurs, l'esclavage s'est donc pratiqué à Mayotte sous des formes différentes selon les époques, Mayotte garde tout de même en mémoires les traces d'un passé de souffrance et cette souffrance continue encore aujourd'hui de s'exprimer à travers le sport et les danses (mrengué...) ou les récits des anciens...
Le vrai point essentiel, c'est que nous ne nous accablons pas sur ce passé, mais c'est cette souffrance qui nous rend volontaire, fort et fier!!!

# Posté le dimanche 27 avril 2008 12:00

Modifié le dimanche 27 avril 2008 13:14

Politique : Statut de département pour l'île de Mayotte????

Politique : Statut de département pour l'île de Mayotte????
La réponse fut OUI à l'unanimité, pas besoin de grands discours et il vaut souvent mieux couper court pour marquer l'histoire.

Les mahorais sortent satisfaits de toutes les initiatives qui ont été prises dernièrement, et plus rien ne peut nous faire reculer alors n'oublier pas voter sur www.mayottedepartement.fr

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# Posté le samedi 26 avril 2008 12:22